à Limoilou

À Limoilou, là où on se terre, on entend du balcon les sirènes des bateaux, la corne de brume des cargos, la cloche du train et le bruit des rails qui tremblent.

On entend les motos des réguliers du Clair de Lune, les jeux des jeunes derrière leur Maison, on voit la longue file des jeudis matins à la disitribution alimentaire de l’Exode voisin, et la colonne de fumée de l’usine à papier. On sent les poussières de je-ne-sais quels métaux, je n’ai pas encore eu le loisir de m’y intéresser mais ici, “la qualité de l’air et l’eau est une priorité”.

Dans la chambre de l’hôpital ce dimanche matin, il y avait deux soleils et le clocher de Saint-François-d’Assise, les ombres et toutes les femmes du personnel, le bruit des respirations, puis toi qui file entre les jambes, vite attrapé, puis soigné. Tu n’as pas encore touché le sol, et dans les bras de ta maman un portail s’ouvre.

Dans quelques jours tu viendras sur ce balcon, et on te montrera tout. Pour toujours et pour les prochains mois, ce sera elle lui moi et le chat, nos limouloises.

Aimé, 6 juillet 2025 —