discours de fauteuils

Sur l’histoire du rembourreur Maurice Richard.

Située en aval de la ville de Québec, au beau milieu du fleuve Saint-Laurent, l’Île d’Orléans a été habitée dès les premiers temps de la Nouvelle-France. À cet endroit, on utilisait et on fabriquait un type de chaise très répandu à l’époque. Cette chaise s’appelle « chaise de l’Île d’Orléans ». Il s’agit d’une chaise commune, robuste et massive. Elle est généralement en merisier et en pin. Son dossier ressemble à un cadre vide, sans barreau. On en trouve à partir des années 1700 et on s’en servait encore dans les années 1800. La chaise de l’Île d’Orléans est aussi appelée « chaise de la Côte de Beaupré » parce qu’on s’en servait dans la région appelée « Côte de Beaupré ». Cette région est située en face de l’Île d’Orléans, entre Québec et la côte de Charlevoix. La légende raconte que ces chaises avaient un dossier ouvert permettant à celui qui s’y assoyait de sécher sa chemise après de durs labeurs aux champs en approchant la chaise près du foyer.

— Musée canadien de l’histoire


Sur la fabrication d’une chaise canadienne, du bois au Musée d’art contemporain. Frédéric Back, musique du Rêve du Diable, 1981. Oscar en 1982.

2019-Dionne-J-C-Les-fabricants-de-meubles-a-lIle-dOrleans

Quelques-reflexions-sur-le-mobilier-et-la-mentalite-des-Quebecois

Le caractère de non-fixité de l’espace domestique québécois constaté par plusieurs chercheurs, la périodicité des déplacements dans la maison et autour d’elle, son réaménagement fréquent et le goût de s’installer ailleurs pour quelques temps laissent percevoir une certaine aptitude , voire un goût pour de fréquents changements. La culture québécoise s’est développée par la conjugaison de plu-sieurs facteurs : un large espace disponible, des conditions économiques favora-bles lors de l’implantation terrienne, des droits accordés pour exploiter la nature, à une époque où s’amorce, en Europe, le développement de l’individualisme, de l’intimité et d’une recherche soutenue du confort.